Zambot 3 : Boucherie robotique sur fond de Zanzanzan

La Justice incarnée dans la lame d'un robot géant , son nom est Zambot 3

C’est une histoire qui parle de larmes, de destruction, et du choc entre un robot et des monstruosités aliens. Cette histoire, c’est celle de l’Invincible Zambot 3. Muteki Choujin Zambot 3 est donc un anime diffusé en 1977, produit par le studio Sunrise et réalisé par Yoshiyuki Tomino (qui se distinguera ensuite en réalisant entre autre un petit anime méconnus, Mobile Suit Gundam).

Notre histoire commence donc lorsqu’une race alien, les Gaizok, détruit la planète Baal. Seuls quelques survivants parviennent à se réfugier sur Terre, formant la famille Jin. 200 ans plus tard, les Gaizok, s’attaquent maintenant à la Terre, avec pour objectif d’exterminer purement et simplement l’espèce humaine grâce à leurs bêtes mécaniques. Heureusement pour l’avenir de l’Humanité, la famille Jin n’est pas restée inactive pendant ces deux siècles: grâce aux robots Zambird, Zambull et Zambase, qui peuvent se combiner pour former le fameux Zambot 3, Kappei, Uchuuta, et Keiko sont capables de lutter à armes égales face aux Gaizoks!

Zambot 3 se présente à priori comme un super robot des plus classique: En somme, la plupart des épisodes nous présentent la manière dont la famille Jin va parvenir à déjouer les plans de Killer The Butcher, commandant des forces Gaizok, visant en général à exterminer le plus d’humains possibles et/ou détruire le Zambot. Concernant ce dernier, si on n’atteint pas, niveaux attaques par exemple,  le coté totalement abusé mais indéniablement fun d’un Combattler V (un Choudenji Yoyo reste bien plus drole qu’une Moon Attack), le design en lui même est plutôt réussis (faut dire que la demi lune sur la tete et la paire de dagues en jettent pas mal). On notera également que musicalement l’OST reste aussi assez limitée, avec  la traditionnelle douzaine de reprises de l’opening et  de l’ending, et que visuellement, Zambot 3 accuse son age (euphémisme).

En fait, l’originalité de l’anime pourrait se résumer en deux mots: dommages collatéraux. En effet, lors des scènes de destructions résultant logiquement de l’affrontement de deux adversaires d’environ 57m et 550 tonnes en pleine ville, la plupart des anime du genre restent pudiques, montrant surtout les dégâts matériels. Dans Zambot 3, Tomino prend le partis inverse. Les civils meurent. En grand nombre. Et de manières toutes plus violentes les une que les autres. Ainsi, on assisteras souvent à des scènes où des foules entières sont brulées vives, ou encore broyées sous les débris des bâtiments qui s’effondrent. Ajouter et cela le fait qu’en combattant, le Zambot se montre quasiment aussi destructeur que les horreurs mécaniques qu’il cherche à neutraliser.

Ce n’est bien entendus pas sans influence sur la manière dont le Zambot et la famille Jin vont être perçus par le reste de la population humaine. Rapidement, celle ci manifestera son hostilité de manière croissante à ceux qui s’avèrent pourtant être leurs protecteurs, au point qu’un certain nombre d’entre eux ira , par lâcheté, jusqu’à envisager une reddition à l’envahisseur. On touche ici à un point important: plutôt qu’un protecteur, le robot devient une menace, plutôt que devenir un héros pour l’Humanité, Jin Kappei est rejeté par celle ci, et la famille Jin est obligée de combattre presque seule un ennemis implacable. Tout cela confère une sorte de crédibilité au conflit que nous présente Zambot 3: malgré une structure narrative basé sur le fameux « Ennemis de la semaine », on a le sentiment d’assister à une véritable lutte à mort entre l’humanité et les gaizoks, avec son lot de villes rasées, de réfugiés jetés sur les routes. Une guerre sale, dans laquelle les civils humains sont les premières victimes, à laquelle participe un pilote confronté aux conséquences de ses actes et aux reproches de ses victimes involontaires.

Relativisons tout de même: malgré son audace, Zambot 3 reste une série principalement destinée à un jeune public (comme l’écrasante majorité des show de robots de l’époque). Même si certains épisodes font trembler le spectateur devant le mépris de la vie humaine de Killer The Butcher, d’autres restent (trop) classiques, au point que l’ont en vient parfois à s’ennuyer. Kappei, lui, s’avère assez …horripilant, même si l’on finit par parvenir à s’y attacher. Je pense à particulier à ses cris et à l’intonation de sa voix qui ont une légère propension à vous vriller les oreilles. Les antagonistes, eux, sont présentés comme des bouffons, et leurs interventions deviennent plus un ressort comique qu’autre chose, l’homme de troupe gaizok semblant principalement servir de larbin/souffre douleur à Killer.

En somme, Zambot 3 se révèle être un anime assez inégal, qui, s’il possède indéniablement un certain nombres de qualités et d’idées originales, peine à sortir du carcan de « l’anime de robot destiné aux enfants ». Il en ressort une œuvre assez contrastée, possédant aussi bien des moments de pures gamineries, que de grandes scènes où toute l’horreur des atrocités gaizok apparaît au spectateur. La fin, elle, à la mérite de se révéler surprenante, marquante, et de porter un message assez fort.

L’Amour, le Courage, et la Force dorment calmement au fond de l’océan….

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Une réflexion au sujet de « Zambot 3 : Boucherie robotique sur fond de Zanzanzan »

  1. Les Jin qui réunissent 3 robots… OH WAIT !! http://www.chinaknowledge.de/History/Division/sanguo.html

    Concernant Kappei, je suis tout à fait d’accord que ce personnage est plus que lourd, mais les autres le sont tout autant, du moins au niveau des voix. Putain cette sodomie auditive.
    Je ne suis pas encore au bout de la série mais tu soulignes justement le point que j’aime bien, l’impact du Zambot et de la famille Jin sur la population et son environnement. L’épisode 5 était assez fort de ce côté, il m’a redonné de l’engouement quant à la série puisque les précédents épisodes me laissaient de marbre, trop classique.

    PS. Remember

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