Advance the Flag of Dixie! AAR HOI Darkest Hour: The Bonaparte Legacy Part.I

Avant Propos:

Hearts of Iron 2 et ses dérivés peuvent assez facilement être considéré comme le jeu sur lequel j’ai passé le plus de temps. On peut assez facilement multiplier par deux les 104 heures que Steam m’indique avoir passé sur le jeu, étant donné que je lance le plus souvent sans passer par celui ci. Ajoutez à cela les centaines d’heures sur la version vanilla et ses divers mods (Mod 33 , EWWII ou Kaissereich pour ne citer que les principaux) depuis 2007 et l’on obtient un résultat assez … effrayant.

En l’occurrence, Darkest Hour peut être considéré comme HOI « 2.5 » tant de nombreux aspects du jeu ont été franchement amélioré. Le nombre de provinces a été considérablement augmenté, le moteur de combat a été rendus plus crédible, et autre point non négligeable, la vitesse du jeu a été facilement augmenté d’un facteur deux ou trois pendant les fins de parties encombrés. Bref, le jeu permet de revivre la seconde guerre mondiale (et un gros bout de la guerre froide (sans oublier qu’il existe une campagne dédiée à la première)) dans des conditions plus qu’agréables.

J’ai décidé de faire ce petit AAR après être tombé par hasard sur le mod The Bonaparte Legacy, qui s’il n’est malheureusement pas achevé et contient quelques bugs parfois gênants, à la grande qualité de proposer un univers uchronique dans lequel les Etats Confédérés d’Amérique sont toujours de la partie… En plus d’autres surprises tels que les USA sous le joug des infâmes socialistes, une Union Soviétique contrôlée par Trosky, ou encore un Oswald Mosley qui serait resté travailliste.

Étant donné que mon résumé des événements survenus entre le point de divergence en 1862 («Un incident diplomatique fait entrer la France de Napoléon III dans la Guerre de Sécession du coté sudiste ») et 1936 sera assez parcellaire, je vous invite à vous référer à cette chronologie pour de plus amples détails. J’ai moi même rajouté quelques éléments dans le texte pour mieux « modeler » la situation à mes désirs. Sans plus attendre…

 

Partie I :Le monde en 1936 et situation intérieure de la Confédération.

I wish I was in the land of cotton,
Old times there are not forgotten.
Look away, look away, look away Dixieland!

Dixie , Hymne de la Confédérétation

La Confédération en 1936

La Confédération en 1936

En ce début d’année 1936, les Etats Confédérés d’Amérique pouvaient se vanter d’avoir vécu 73 années de paix ininterrompue suite à la seconde guerre d’indépendance (1861-1863) qui virent la sécession de 12 Etats de l’Union et la création d’une nouvelle nation en Amérique du Nord. Ils s’étaient tenus ensuite avec succés à l’écart de la grande guerre qui avait vue la défaite des Empire Francais, Austro Hongrois et Ottomans face à une collation menée par l’Angleterre et la Prusse.

L’empire Allemand avait été proclamé, tandis que l’Empire russe, pourtant dans le camps des vainqueurs, était tombé aux mains des Soviets.

Néanmoins, la première moitié des années 30 avait vue plusieurs bouleversements dangereux sur la plans international : l’Italie était tombée aux mains des Fascistes de Balbo, et la fragile République française avait vu en 1933 la victoire du Front National-Socialiste d’Eugéne Deloncle, et le retour des Bourbons. Plus grave, la même année, le refus du président des Etats-Unis Hoover de reconnaître la victoire du Partis Socialiste Américain aux élections de l’année précédente conduit à une révolution et la création des États Unis Socialistes d’Amérique (USSA). Si la Confédération put arracher l’occupation du Missouri, du Nouveau Mexique et de l’Arizona (de la même manière que le Canada occupait au même moment les six états de la Nouvelle-Angleterre ) en échange d’un accord avec le nouvel état socialiste, elle se trouvait dans une situation délicate, avec un nouvel état puissant à ses frontières décidé à imposer sa vision de la démocratie et de l’égalité au reste de l’Amérique du nord.

L'Europe en 1936

L’Europe en 1936

Josiah William Bailey fut élus président de la confédération en 1935, en grande partie « grâce » à la gestion calamiteuse de la crise de 1929 par les démocrates, qui s’étaient divisés après la création du partis « Dixie First » par Huey Long, favorable à une politique très agressive envers le USSA et farouchement hostile à la population noire de la Confédération. Le partis progressiste de Bailey remporta ainsi aisément l’élection présidentielle, jurant de restaurer la prospérité et de lutter efficacement contre le « Péril Rouge ».

Si depuis son indépendance, de grands efforts avaient été effectués en vue de l’industrialisation du Sud, son potentiel industriel était tout de même une fois et demi inférieur à celui de son voisin du Nord. Quand à la part de l’industrie que le gouvernement pouvait consacrer à l’armement ou à de grands travaux, elle était plus de deux fois et demi inférieur à un état qui consacrait alors l’ensemble de ses ressources à de grands projets comme le barrage de l’Unité sur le Colorado. Le gouvernement confédéré consacra ainsi ses maigres ressources à un plan d’industrialisation des villes d’Atlanta, de la Nouvelle Orléans et enfin de Charleston, qui était devenue en 1922 la capitale du pays après que les terribles bombardements qu’avaient subis nombre de villes européennes pendant la Grande Guerre aient mis en évidence la vulnérabilité de Richmond. Cela s’ajoutait à un projet d’agrandissement de la flotte confédérée alors en cours, qui prévoyait notamment la construction d’un second porte avion, le CSS Sharpsburg, du nom de la grande victoire du général Lee.

Budget et projets de la Confédération

Budget et projets de la Confédération

Plus de 50 ans après l’abolition de l’esclavage, le problème noir empoisonnait toujours le climat politique de la confédération. Malgré le fait qu’ils représentaient prés d’un tiers de la population confédérée, les noirs ne possédaient que le statut de « résident » de la confédération, qui leur niait tout droits civiques. Divers « arrangements » pris par les planteurs après l’abolition leur avait permis de conserver leurs anciens planteurs comme laboureur, la plupart du temps pour des salaires de misère. La mécanisation croissante de l’agriculture sudiste depuis le début du 20éme siècle avait en plus provoqué un chômage croissant parmi les noirs et un exode massif vers les agglomérations, où les tensions avec les petits ouvriers blancs prirent souvent un tour dramatique, ces derniers craignant la concurrence des noirs pour tout une série d’emplois peu qualifié. Si beaucoup dans l’establishment démocrates et de progressistes étaient conscients que la situation risquait à terme de devenir intenable, peu osaient mettre en avant la moindre proposition concrète, de peur de favoriser la montée de « Dixie First ».

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Les événements prirent une tournure tragique avec le « printemps sanglants »de 1937 au Missouri. L’État ayant été récemment annexé par la confédération, la population noire supportait très mal l’établissement progressif de lois ségrégationnistes, et des manifestations dégénèrent rapidement en émeutes, sans que l’on sache si celle ci furent causé par des manifestants malveillants ou par la répression violente menée par les forces de police et la garde nationale.

Le problème pris une tournure encore plus grave, quand, le 28 août 1937 une raffinerie de pétrole de Houston explosa, faisant 32 morts parmi son personnel. L’attaque fut rapidement revendiqué par un mouvement noir d’obédience marxiste, les Black Panthers, qui réclamaient l’égalité et l’instauration d’un régime socialiste. Les répressions violentes du printemps derniers n’avaient fait que pousser une partie de la population afro-américaine vers le marxisme, et cette attaque marqua le début d’une campagne d’attentats contre différentes cibles affiliées au « pouvoir blanc » et d’acte de terreur politique contre les noirs non favorables au marxisme. Il fut rapidement établis que le mouvement était soutenus et armé par les USSA, bien que ces derniers niaient vigoureusement tout implication, tout en affirma que « Les Etats Unis Socialistes se tiendraient toujours au coté de la liberté ». L’assassinat du gouverneurs du Tennessee en janvier 1938 , marqua le point culminant de la campagne des Black Panther. Le président Bailey, aux abois, alla jusqu’à menacer les Etats Socialistes de guerre (bien que l’armée confédérée n’avait pas les ressources pour mener une telle campagne). Ceux ci choisirent de temporiser, se montrant plus discret et parcimonieux dans leurs livraisons d’armes. Ceci, combiné à une répression brutale et sans pitié de la part de la confédération, qui fit des centaines de morts, parvint à laborieusement réduire l’influence des Black Panther, bien que des attaques continuaient régulièrement à ensanglanter le pays.

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