World War Z: Les zombies, les zombies, oh oui j’aime ça!

Tout d’abord une petite musique pour vous mettre dans l’ambiance de l’article du jour. Les plus attentifs d’entre vous l’auront surement déjà remarqué, aujourd’hui nous allons parler de zombies. Plus précisément d’un livre, World War Z, écrit par Max Brooks, et dont un artwork de l’adaptation cinématographique sert d’illustration à cet article. Le monsieur est également l’auteur du Zombie Survival Guide (parut sous le nom de « Guide de Survie en territoire zombie dans nos vertes contrés) dont le but est de fournir à vous, monsieur tout le monde, les meilleurs techniques pour survivre à une pandémie mondiale zombiesque (et oui, moi aussi je fais des néologismes), de l’armement le plus adapté jusqu’au meilleur moyen de fortifier votre maison, et passant par des astuces pour nettoyer un territoire contaminé. Le Guide nous livre aussi un bref descriptif des épidémies majeures à travers l’histoire, décrivant par exemple les tactiques employées par l’Empire romain pour lutter contre celles-ci : bref du travail de qualité. A tel point que l’achat du Guide de Survie et de World War Z furent l’une des deux seules occasions de 2009 où je me suis rué dans ma librairie le jour même de la sortie d’un livre ( la seconde étant bien sur la sortie de « La Mélancolie de Suzumyia Haruhi »).

Revenons donc à notre livre, World War Z. Son concept a le mérite d’être plutôt original. Une épidémie (de zombies bien sur) a démarré en Chine, et, en raison de l’incompétence des gouvernements mondiaux, s’est en quelque semaine répandue à la surface du globe. Dix ans après cette « Guerre des Zombies », l’auteur/narrateur est chargé par les restes de l’ONU de collecter des témoignages de cette catastrophe. Le livre se présente donc sous la forme d’une suite d’interview de « survivants », chacune d’entre elles mettant en lumière l’un des aspects de la catastrophe. Et là où cela devient génial, c’est que, loin de se limiter aux aventures de « John qui a fuit les méchants mangeurs de chair et Oh  mon Dieu c’était horrible » (même pas foutus de vénérer la vraie Déesse ces péquenots), les différents récits se révèlent extrêmement divers et originaux, traitant de sujet aussi variés que les mouvement de panique qui traversèrent le monde, les modifications qu’a subit l’économie américaine pour face à l’épidémie, l’exode maritime massif des populations, jusqu’aux effets de la catastrophe sur l’écosystème. Peu à peu, le lecteur en apprend également un peu plus sur le monde aprés guerre, un monde où Lhassa est la ville la plus peuplée du monde et Cuba la première puissance économique.

En effet, tout la teneur du récit tient dans les tableaux épiques que parvient à dresser l’auteur à travers les témoignages. Sérieusement, j’ai plusieurs fois été au bord de l’orgasme intellectuel en visualisant dans mon esprit certaines des scènes. Merde, c’est GRAND quoi. L’artwork servant d’illustration à cet article vous donne d’ailleurs un (petit) aperçu de la bataille de Yonkers, qui voit l’armée américaine tenter de nettoyer le secteur de New York. Et s’il n’y avait que ça. Que ce soit dans la description des ravages causés par les zombies dans les townships d’Afrique du Sud ou encore dans celle de l’odyssée d’un sous marin nucléaire chinois, Max Brook parvient à tenir le lecteur en haleine (comme je l’ai déjà dit je n’en pouvais plus à plusieurs reprises).

Cerise sur le gâteau, le livre regorge de petites « piques », de références à l’actualité internationale plus ou moins récente. L’intervention américaine en Irak (qui s’est, semble t’il achevée au moment du récit) a eu par exemple des conséquences directes sur la manière dont l’armée et l’administration américaine ont géré l’épidémie. Le lecteur ne s’étonnera pas également de croiser (plus ou moins explicitement) en arrière plan des témoignages des personnalités aussi divers que  Fidel Castro, Nelson Mandela et Paris Hilton.

En fait, le seul reproche que je pourrais faire à World War Z est l’utilisation parfois abusive des stéréotypes nationaux. Le Japon est par exemple représenté par un survivant mystique du bombardement atomique d’Hiroshima et un « otaku » (qui en l’occurrence semble plutôt être un hikikomori mais là n’est pas la question), tandis que le seul témoignage français est celui d’un officier un poil fêlé hanté par le spectre de Verdun. Néanmoins, ces quelques défauts ne gâchent en rien la lecture World War Z, qui s’avère une de mes meilleurs lectures de 2009 et que  je recommande à tout les amateurs de zombies (et pas seulement eux d’ailleurs, ce roman c’est le bien, mangez en).

PS:  Vu les horreurs que j’ai croisé lors de ma relecture, cet article n’est pas garantis sans fôtes d’ortograf

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