AAR CSA Darkest Hours: The Bonaparte Legacy Part.IV

IV Pour quelques tonneaux de Bundesweisser : Aout 1941 et la Campagne du Maryland

Le 6 août 1941, alors qu’une activité accrus avait été constatée de l’autre coté de la frontière, l’ambassadeur des USSA remet un ultimatum au gouvernement confédéré, exigeant le « retour des États dérobés » . Devant son refus, le 7 au matin, les USSA déclarent la guerre à la Confédération. Avant même que la Grande Bretagne et le reste de la Grande Alliance n’honorent leur promesse aux CSA, les premières unités de l’Union sont détectées pénétrant dans le territoire de la Nouvelle-Angleterre : Le gouvernement socialiste comptait bien profiter du conflit en Europe pour rétablir les frontières de 1860. Mis devant le fait accomplis, le gouvernement anglais déclare formellement la guerre le 7 août, et la confédération rejoint la Grande Alliance.

La situation des confédérés, si elle n’était pas aussi précaire qu’un an plus tôt, était loin d’être parfaite. Malgré le déploiement des premières unités blindés et motorisés, le gouvernement avait conclus que le plan de guerre contre les USSA conçu dés 1935, c’est à dire une poussée vers Chicago à partir du Missouri, était inapplicable. Fautes de troupes suffisantes, l’avant garde confédéré risquait a tout moment d’être coupée de ses arrières par une offensive déterminée contre le Missouri. Il fut ainsi décidé d’ordonner à l’Armée de Virginie du Nord de Patton d’attaquer à travers le Maryland, avec comme objectif prioritaire la capture des centres industriels de Baltimore, Philadelphie et New York ainsi que la jonction avec les troupes de la Nouvelle-Angleterre et du Canada. Cet axe d’attaque principal impliquerait l’ensemble des troupes blindés de la confédération : bien que la route de progression longe la chaine de montagne des Appalaches, le haut commandement espérait que la vitesse et la surprise empêcheraient les troupes unionistes de se retrancher dans les montagnes et de menacer le flanc de l’attaque. Un axe de poussée secondaire impliquant des divisions d’infanterie devait d’ailleurs viser la ville de Pittsburgh et les grands lacs, bloquant les renforts venus du Midwest et encerclant éventuellement les troupes lancés à l’assaut de la Nouvelle-Angleterre. Plus à l’ouest, le général Hodge devait défendre un espace compris entre les fleuves Ohio et Tennessee, et empêcher à tout prix une poussée de l’Union de menacer la Géorgie. Enfin, le général Stilwell, commandant de l’armée du Mississippi, devait évacuer l’aire situé à l’ouest du fleuve du même nom et empêcher l’adversaire de le franchir, en s’appuyant sur des villes telles que Memphis ou Vicksburg. A regret, le gouvernement confédéré avait déclaré la zone du Trans-Mississippi « indéfendable sur le long terme ». Une défense légère serait monté dans l’Arkansas et à l’est du Texas, et devait permettre l’évacuation d’un maximum de matériel et de brut des champs pétroliers, avant que ceux ci soient sabotés s’ils étaient menacés par l’ennemi : l’objectif étant avant tout d’empêcher la traversée du Mississippi.

Déploiement de l'Armée Confédéré au 7 aout 1941

Déploiement de l’Armée Confédéré au 7 aout 1941

Armée de Virgnie du Nord ( Patton)

15 divisions dont :

3 divisions blindées

2 divisions motorisées

2 divisions de cavalerie

10 divisions d’infanterie

Armée du Tennessee (Hodge)

7 divisions dont :

1 division d’Infanterie de Marine

2 divisions d’infanterie

3 divisions de la Garde Nationale (milice)

Armée du Mississippi (Stilwell)

8 divisions dont :

4 divisions d’infanterie

4 divisions de la Garde Nationale (milice)

Assaut initial de l'armée de Virginie du Nord, 7 aout 1941

Assaut initial de l’armée de Virginie du Nord, 7 aout 1941

Sans perdre de temps, Patton passe à l’action, des ponts flottant permettent à ses blindés de traverser le Potomac, couverte par la CS Airforce, qui profitent de l’absence surprise de chasseurs yankee dans la région. Passant à proximité du champs de bataille de Sharpsburg, ses chars contournent les défenses de Washington et atteignent Baltimore le 10. Ses fortifications inutiles, l’ancienne capitale fédérale est rapidement isolée et coupée du reste de l’Union, des unités de la milice virginienne se chargeant de finir d’investir la ville au coté de la fameuse division Stonewall. Le 12, alors que D.C est en passe d’être totalement occupée, Patton divise ses forces, envoyant ses unités de cavalerie vers l’est menacer Pittsburgh, tandis que les blindées foncent vers Harrisburg, espérant isoler les unités de la milice unioniste stationnées à Philadelphie. Le 14, ses troupes bifurquent vers l’Atlantique afin d’achever la manœuvre, deux divisions étant chargées d’occuper Philadelphie et de disperser les rares troupes de l’Union dans la région , le corps principal, commandé par un Patton qui n’hésite pas à faire lui même la circulation lorsque le mouvement de ses blindés est trop lent à son goût, se dirige vers New York, qui est atteinte le 19. Le 21, après avoir parcourus plus de 500km, les troupes de Patton font la jonction avec les troupes de la Nouvelle-Angleterre qui avancent dans le Connecticut.

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La « Marche vers l’Atlantique » de Patton, 14-19 aout 1941. En bas à droite, la milice de Virgnie s’élance à l’assaut du Capitole (Washington, D.C , 14 aout 1941) (Illustration tiré de « World War : The American Front » d’Harry Turtledove)

 

La situation sur le reste du front était loin d’être aussi bonne : bousculés, deux divisions de la garde nationale ne peuvent empêcher la chute de Louisville dans le Kentucky le 14 aout. Marshall lui même ordonne à Hodge de lancer une contre attaque pour rependre la ville, verrou important sur la route du Tennessee. Les troupes de l’Union occupent quasiment sans opposition le Missouri, et malgré le fait qu’aucune attaque ne menace pour l’instant les maigres troupes chargés de la défense de l’Arkansas, l’avancée rapide de l’Union au Nouveau-Mexique et dans l’Oklahoma laisse craindre que celle ci soient rapidement forcées de battre en retraite de l’autre coté du Mississippi. Mais la véritable catastrophe vient du front Canadien : mal préparés, et malgré le fait que les forces importantes stationnées à Vancouver parviennent a capturer la ville de Seattle, le fait que beaucoup de troupes canadiennes furent au moment de la déclaration de guerre occupée à préparer leur embarquement vers l’Afrique laisse la longue frontière entre le Canada et l’Union dangereusement vulnérable. En sous nombre, les canadiens ne peuvent éviter la chute de Toronto, et parviennent a peine à s’accrocher à leur capitale, Ottawa . Mais d’un point de vue stratégique, la chute de la ville de Winnipeg semble bien plus dramatique : en prenant ce nœud ferroviaire, l’Union coupe de fait le Canada en deux, isolant les 8 divisions déployées dans la région de Toronto.

Contre-attaque sudiste pour reprendre Louisville, 17 aout 1941

Contre-attaque sudiste pour reprendre Louisville, 17 aout 1941

L’autre grande victoire confédérée à lieu sur les mers : alors que la flotte Atlantique de l’USS Navy se dirigeait vers le Sud pour bombarder Norfolk, un premier accrochage avec la flotte confédérée à lieu au large de Long Island le 8 août à l’aube : c’est le début de la « Bataille des quatre  jours », série d’engagement qui va contraindre la flotte USS à se replier dans le port de New York. C’est une victoire éclatante pour l’amiral Nimitz, qui commande la CS Navy : au prix de la perte d’un cuirassé, le CSS Virginia, les portes avions confédérés coulent deux portes avions (les USS Saratoga et Ranger) , six cuirassés, et un croiseur. C’est la preuve de l’obsolescence des cuirassés et du début de l’age d’or de l’aéronavale. Néanmoins, le porte avion CSS Manassas est lourdement endommagé, et Nimitz préfère retourner à Norfolk pour des réparations d’urgence, espérant pouvoir intercepter la flotte unioniste lorsqu’elle devra évacuer vers la Californie, via le Cap Horn.

Premier engagement entre la flotte de Nimitz et l'USS Navy

Premier engagement entre la flotte de Nimitz et l’USS Navy

Malgré les revers canadiens, le bilan des deux premières semaines est très positif pour les forces de la Grande Alliance : si les USSA ont perdus l’équivalent de 120000 hommes (pour la grande majorité fait prisonniers lors des chutes de DC et Philadelphie), celles de l’Alliance n’atteignent que 35 000 (15000 confédérés et canadiens, et 5000 soldates de la Nouvelle-Angleterre). De plus, la façade Atlantique des USSA est entièrement occupée, et un assaut vers la Rust Belt, autre cœur industriel de l’Union peut être envisagé. Néanmoins, le potentiel industriel de l’Union reste largement supérieur à la Confédération, ce qui laisse craindre les pires difficultés si la guerre venait à trop se prolonger. De même, la perte quasi certaine des champs pétrolifères du Texas, parmi les plus grands du monde , pourrait fortement endommager l’industrie de l’Alliance…

Notes de fin: Les deux dernières parties trainant depuis 2 ans dans mes brouillons, j’ai décidé de finir par les poster ici, histoire qu’elles ne soient pas perdues. En revanche, j’ai abandonné ma partie peu après la fin de la 4éme, non pas en raison d’une flemme subite (promis) mais en raison de la relative indolence de l’IA, celle me laissant par exemple capturer Chicago et l’ensemble de la Rustbelt en quelques mois, se contenant d’incursion limités dans la région du Trans Mississippi.

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AAR CSA Darkest Hours: The Bonaparte Legacy Part.III

III Le Réarmement du Sud

    We are a band of brothers and native to the soil
Fighting for our Liberty, With treasure, blood and toil
And when our rights were threatened, the cry rose near  and far
Hurrah for the Bonnie Blue Flag that bears a single star!

The Bonnie Blue Flag

 

La chute de l’Empire Allemand laissait la Confédération dans la situation géopolitique la plus délicate qu’elle eut connus depuis son indépendance. La « paix armée » qui avait eu lieu depuis 1863 pris fin en 1915 par un traité de non agression et de coopération militaire signé entre les présidents de la Confédération et de l’Union, Wilson et Roosevelt, le Royaume Unis jouant les entremetteurs. Ce traité permis non seulement de tenir le continent nord américain hors de la boucherie qui dévastait alors l’Europe, mais favorisa également l’intervention de l’Union dans le conflit un an plus tard, aux cotés de l’Angleterre; la Confédération ne participant au conflit qu’a travers l’envoi de d’observateurs. Cette nouvelle « Entente Cordiale » entre les deux états permis à la Confédération de réduire progressivement la taille de son armée, celle atteignant moins de 200 000 hommes en 1940, tous volontaires. La « Seconde Révolution » et l’instauration des USSA n’impressionna pas beaucoup la population confédérée, d’autant plus que la Grande Bretagne avait garantis « la sécurité de la Confédération contre toute agression extérieure », au même titre que le nouvel état de Nouvelle-Angleterre, proclamé en 1937.

Néanmoins, la victoire des armées françaises changeait fondamentalement la donne : non seulement le voisin nordiste de la confédération était décidé à récupérer sa souveraineté sur les états « lâchement dérobés » en 1935, si ce n’est sur l’ensemble du territoire confédéré ; mais la Grande Bretagne avait les mains liés par les théâtres d’opération européen et africain. Les hauts cris poussés par les politiciens confédérés n’empêchèrent pas le Canada d’expédier de plus en plus de divisions de l’autre coté de l’Atlantique, dégarnissant sa frontière avec son voisin socialiste et faisant douter de la capacité de la Grande Bretagne à tenir ses promesses.

Les unités confédérées en formation en 1941

Les unités confédérées en formation en 1941

 

Byrd disposait enfin d’un contexte favorable pour imposer son ambitieuse politique de réarmement. En effet, les deux premières années de son mandat, l’efficacité de sa politique en la matière avait été très largement limitée. Certes, sur le plan de la doctrine des généraux tels que Marshall ou Patton étudiaient avec attention les doctrines de « l’assaut blindé » que la France mettrait en application lors de sa campagne de l’été de 1940. Coté matériel, de grands efforts avaient été effectués pour moderniser l’armée confédéré : les fonderies Tredegar avait par exemple mis au point un fusil semi automatique qui n’avait à l’époque pas d’équivalent. De même , les blindés Mark 3 « Lee » vieillissant allaient courant 1942 commencer être progressivement remplacés par le nouveau char Mark 4 « Forrest » équipé d’un canon de 75mm en tourelle, qui était alors à l’essai. Néanmoins, l’armée confédérée ne recrutant que sur la base du volontariat, les effectifs venaient à manquer pour constituer de nouvelles divisions. La menace croissante posée par les Etats Socialistes donna la base politique à Byrd pour réintroduire le service militaire obligatoire d’un an, une première depuis 1915. Malgré de fortes oppositions dans certaines couches de la société, ce programme permis de commencer l’entraînement de plusieurs nouvelles divisions, notamment blindées ou motorisées, Byrd prévoyant de faire passer l’armée confédérée à 400 000 hommes. Le fait que les premières unités ne seraient prêtes qu’au printemps 1941 faisait néanmoins craindre a certains que la confédération s’y soit prise trop tardivement…

Un blindé M4 "Forrest" lors d'essais en Géorgie

Un blindé M4 « Forrest » lors d’essais en Géorgie

 

Advance the Flag of Dixie! AAR HOI Darkest Hour: The Bonaparte Legacy Part.II

Come, all ye sons of freedom, and join our Southern band,
We are going to fight the Yankees, and drive them from our land.
Justice is our motto, and providence our guide,
So jump into the wagon, and we’ll all take a ride!

The Southern Wagon

Partie II: La Guerre civile mexicaine et le début de la guerre en Europe

L’autre défi majeur auquel fut confronté le président Bailey fut la surprise causée par le début de la guerre civile qui secoua l’empire du Mexique. Le 1er mai 1937, des révolutionnaires soutenus par les USSA s’emparèrent de la plupart des villes du nord du pays, notamment Monterrey, et des insurrections tentaient partout ailleurs de renverser le pouvoir. Seul le refus de la garde nationale de Mexico de se mutiner parvint à sauver le gouvernement. Poussé par les milieux d’affaire furieux de voir leurs investissements dans la manne pétrolière mexicaine menacés, et par la crainte de se voir encerclé par des états socialistes, le gouvernement confédérés décide d’autoriser l’envoi de brigade de « volontaires » de 15000 homme, en réalité composée en grande partie de soldats confédérés. Ceci, combiné aux nombreuses incursions menées par les troupes confédérées stationnées au Texas sous les ordres du général Patton, devait fournir un appuis précieux au gouvernement mexicain. En effet, dés le début 1938 il apparaissait clairement que le mouvement révolutionnaire mexicain était condamné sur le long terme : les troupes du gouvernement mexicain tenaient fermement la basse Californie, coupant le lien entre les rebelles et les Etats Socialistes. De plus, l’échec de l’offensive vers Mexico et la chute de la capitale des rebelles, Monterey, durant l’hiver 1937 sonnaient définitivement le glas des espoirs de victoire rapide des révolutionnaires. Sous équipés, refluant lentement vers le Rio Grande attentivement surveillé par la Confédération, les révolutionnaires ne déposèrent néanmoins les armes que dans le courant 1940.

La situation au Mexique au début de l'insurrection et à l'été 1938

La situation au Mexique au début de l’insurrection et à l’été 1938

C’est dans ce climats tendus, fruits des tensions raciales et des menaces aux frontières que se tint l’élection présidentielle confédérée de mars 1939. La forte poussée de Long dans les états frontaliers avec l’Union (et sa nouvelle victoire en Louisiane) n’empêcha pas le candidat du partis progressiste, Alben Barkley, d’être largement battus par le démocrate Harry Byrd. La campagne démocrate fut en effet plombée par les désastreuses émeutes raciales de l’année passée, et par les accusations de faiblesse à l’encontre des USSA. Byrd se fit élire en affirmant que les États Confédérés se tiendraient « prêt à faire face à n’importe quelle menace , tant intérieure qu’extérieure ». Il émit également la volonté d’un réarmement confédéré, même si sa marge de manœuvre en la matière allait s’avérer faible.

En Europe, l’arrivée au pouvoir du Front National-Socialiste en France entraîna un pourrissement rapide de la situation. Après avoir « nettoyé » la classe politique française de ses opposants , du membres du PCF jusqu’au cadres de l’Action Française jugée trop « modérés », Deloncle dénonça dés 1936 les traités de paix signés avec la Grande Bretagne et l’Allemagne, réoccupant la zone démilitarisée faisant face à l’Alsace-Lorraine, et entrepris une remilitarisation rapide la France. L’accent fut mis sur la création de divisions cuirassées et l’intégration croissantes des « chevaliers » du Partis dans l’armée française. Un accord militaire est également signé avec l’Italie et la Pologne, donnant naissance à l’axe Rome-Paris-Varsovie. Désireux de rétablir la France dans ses frontières , Deloncle obtient début1939, après avoir fait pression sur la Belgique, le retour du Pas de Calais dans le giron Français, lors du traités de Strasbourg, signé avec l’Allemagne et la Grande Bretagne.

En avril 1940, désireux de rééditer ce coup diplomatique, Deloncle exige de la Belgique qu’elle lui cède l’ensemble de la region wallone « possession légitime de la France, puisque francophone ». Devant le refus de la Belgique, les colonnes blindés françaises pénètrent en Wallonie le 23 avril, au matin . Le lendemain au soir, Grande Bretagne et Empire Allemand, dans une déclaration conjointe, déclarent la guerre à la France. Dans la foulée, la Pologne rejoint la guerre du coté Français, et les troupes polonaises lancent leurs premières attaques vers la Prusse, visant Dantzig et Königsberg. A ce moment, les chars français entrent déjà dans Anvers, bousculant les débris de l’armée belge. Le 26, c’est au tour de l’Italie d’entrer en guerre et de se lancer à l’assaut de l’Autriche.

Situation le 24. En vert, les territoires occupés par l'Axe, en rouge, celui occupé par la grande Alliance.

Situation le 24. En vert, les territoires occupés par l’Axe, en rouge, ceux occupés par la grande Alliance.

Si à l’est, la Deutsches Heer parvient aisément à contenir l’assaut polonais, à l’ouest, l’afflux massif de char français lui fait perdre très rapidement le contrôle de la situation. Le 2 mai, après avoir pris Lièges et Aix-la-chapelle, les avants gardes françaises sont déjà à Essen et Munster, tandis que le gros de l’armée allemande est toujours regroupé en Alsace et au Luxembourg. Le même jour, des troupes françaises pénètrent sans déclaration de guerre aux Pays Bas. Mais l’estocade est portée, début main, par la percée des troupes de montagnes italiennes dans les alpes autrichienne, et leur irruption en Bavière. Dépassée, l’armée allemande se voit contrainte d’évacuer Munich, quasiment sans combats. Les deux pointes de l’assaut de l’Axe menacent d’encercler rapidement les forces du Reich. Le 28, après que les armées italiennes et françaises aient fait leur jonction à Fulda, tout espoir est alors perdus pour l’Allemagne de rétablir la situation militaire. Le Kaiser Guillaume III fuit en Angleterre et le gouvernement Allemand demande un armistice.csaaar8

Alors que le premier ministre britannique, le travailliste Oswald Mosley , annonce que son pays « poursuivra la guerre jusqu’à la victoire finale », Deloncle entreprend de remodeler l’Europe. La frontière de la France est désormais fixée au Rhin, le pays annexant purement et simplement la Belgique, les Pays Bas, l’Alsace-Lorraine, la Sarre et une partie de la Rhénanie, et un « protectorat français » de la Ruhr est crée. La Pologne, elle, annexe la Prusse et une partie de la Silésie. Enfin, s’ils ne font pas formellement membres de l’Axe, des gouvernements nationaux socialistes sont mis en place en Allemagne et en Autriche : le héros de la grande guerre Herman Goering accède au pouvoir dans l’ancien Reich, tandis qu’en Autriche, un certain Adolf Hitler, qui avait fuit en Italie suite au  coup d’état avorté de 1936 et l’assassinat du chancelier Dolffus, est nommé chancelier. Fin 1940, un royaume fantoche des Pays-Bas sera également établis.

L'Europe aprés la capitulation Allemande.

L’Europe après la capitulation Allemande.

 Néanmoins, cette soudaine prise de pouvoir n’est pas acceptée par l’ensemble de la population Allemande. C’est ainsi que le 14 juin, depuis Londres, le général allemand Rommel, réfugié dans la capitale anglaise après la défaite, annonce la création du « comité de l’Allemagne Libre » (Nationalkomitee Freies Deutschland ou NFK) autours de la personne du Kaiser Guillaume III. Ce comité obtient rapidement le ralliement des colonies allemande d’Afrique centrale et des quelques unités stationnés dans la région. Ces renforts allaient s’avérer précieux pour la Grande Alliance : le 20 aout 1940, devant l’avance des troupes italiennes de Lybie, l’Egypte, pourtant protectorat anglais, annonce qu’elle rejoint l’Axe et sa détermination « à chasser l’occupant anglais ». Seule une contre attaque anglaise montée in extrémis à l’automne avec l’aide des troupes fidèles au NFK permet d’empêcher l’Axe de couper le canal de Suez. L’année suivante, l’Afrique s’embrase le long d’un front de plusieurs milliers de kilomètres ; allant du désert du Sahara jusqu’au Caire ; en passant les colonies Italiennes d’Afrique équatoriale.

Front Africain aprés un an de guerre, été 1941 (en rouge les territoires contrôlés par l'Axe).

Front Africain aprés un an de guerre, été 1941 (en rouge les territoires contrôlés par l’Axe).

Rommel en viste aux troupes allemandes stationnées au Soudan

Rommel en viste aux troupes allemandes stationnées au Soudan